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 Le poids de la souffrance

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Valemont

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Messages : 15
Date d'inscription : 13/10/2016

MessageSujet: Le poids de la souffrance    Ven 18 Nov - 13:43

[Voici une partie de l'histoire de l'enfance de Valeryon, le fameux cousin que Valemont retourne voir régulièrement à Ishgard, un cousin ayant aussi hérité de la malédiction de sa lignée...]



(Dessin provenant de DeviantArt)

Jeune, une profonde détresse le submergeait quand il passait près de de cette ruelle regroupant la misère de la Cité, sa mère élégamment vêtue à son bras, regardant les pauvres gens se battre pour un simple morceau de pain. Il ne pouvait tolérer une telle souffrance si près de lui. C’est la raison pour laquelle, en hiver, à la nuit tombée, il fuguait du manoir, armé de pains et de gourdes, pour les apporter dans le sombre quartier et essayer d’améliorer le quotidien de ces âmes oubliées d’Halone.

Au début, ces gens démunis l’évitaient. Il déposait donc les sacs de nourriture près d’eux, sans rien dire. Il se cachait plus loin pour vérifier que les vivres étaient bien ramassées par les miséreux. Une fois sa tâche nocturne accomplie, c’est le coeur empli de chaleur qu’il allait se coucher, du haut de ses douze ans. Mais il ne savait pas encore, à ce moment-là, qu’il allait devenir la cible de personnes mal intentionnées.





Trahi

Cela faisait désormais des semaines que Valeryon passait toutes les nuits déposer de l’eau et de la nourriture. Il avait même apporté des couvertures qu’il avait subtilisées quand sa mère et les servants avaient le dos tourné. Les habitants de ce quartier évité des Ishgardais osaient enfin l’approcher, et un lien de confiance s’était établi entre eux. Il y rencontra ce jeune garçon qui avait le même âge que lui et qui devint son premier ami, Antonoix, abandonné à la misère de cette rue.

Le jeune Noirsonge finit par se rendre dans le quartier mal famé même la journée pour voir son nouvel ami. De toute façon, il n’avait pas de camarades parmi les nobles de son voisinage : qui d’entre eux voudrait d’un bâtard comme compagnon de jeu ? Leurs parents étaient suffisamment méprisants à son égard pour que leurs enfants adoptent le même comportement.

Il passait donc du temps avec son nouvel ami. Antonoix lui fit découvrir la vie quotidienne de ses congénères : le vol pour survivre, la vente d’information, la collaboration avec l’Eglise mais aussi avec les bandits, du moment que ça leur rapportait de l’argent pour - surtout - ne pas mourir de faim. Certains offraient encore davantage de leur être pour de l’argent, consumés par la pauvreté, l’instinct de survie étant plus fort que tout. Les plus lotis exploitaient ouvertement et sans vergogne cette misère pour assouvir leurs plus noirs desseins. Cela attristait Valeryon, mais progressivement, cette tristesse devint rancoeur à l’égard de l’autorité Ishgardaise : l’Eglise, l’Ordre des Templiers, ils étaient responsables, préférant se vouer à leur culte et parler de Destin au lieu d’aider les plus démunis.

Malgré ce terrible contexte, les amis trouvaient à s’amuser, jouant à chasser, chaparder, faire des farces, comme la plupart des enfants de leur âge.





Torturé

Alors…. comme ça le petit bâtard des Noirsonges essaye d’aider son prochain ? On aura tout vu… ça ne sert pas mes affaires ça…. Une fouine en trop dans le quartier... “. L’homme au visage masqué sortait ses dagues, menaçant Valeryon, ligoté sur une chaise, dans ce qui semblait être une cave à vin, froide et humide. L’atmosphère lourde et l’odeur de moisi faisaient suffoquer le jeune Elezen.

Hey, patron, vous croyez pas qu’on pourrait en tirer une rançon plutôt ?!” renchérit un autre homme, un hyur chauve au visage découvert, sa peau constellée de cicatrices. Antonoix était dans un autre coin de la pièce, libre, regardant le sol, serrant quelque chose dans sa main.

Non mais t’es con ou quoi ? Tu connais sa famille ? Ces fanatiques de Noirsonges nous feraient la peau. En plus il parait qu’ils fricotent avec des démons, ces salopards” mimant une mine de dégoût. "On va se contenter de le faire taire. Hein, tu parleras pas petite ordure ?” crie le bandit, brandissant sa lame sous le menton du jeune Noirsonge. Il poursuit  :

Tu vas gentiment rentrer chez toi après que j’aie terminé ce que j’ai à faire, et tu ne reviendras plus jamais, d’accord petite fouine ? Sinon, je ferai de ta vie un enfer … hé hé.

L'acolyte se retourna, tremblant, ce dernier n’étant certainement pas habitué aux pratiques de son patron. Il croisa le regard d’Antonoix, livide, qui serrait de plus en plus fort dans ses poings les pièces que les bandits lui avaient données, frémissant d’horreur à chaque hurlement poussé par le jeune Valeryon.





Humilié

Personne ne le saura jamais”. C’est sali, qu’il parvint à rentrer chez lui, titubant. Il avait tellement honte, lui qui n’y était pour rien.

Sa mère pansa ses blessures, essayant de comprendre ce qu’il s’était passé.

“Je me suis battu…. ce n’est rien” répondait-il, la peau recouverte de coupures ensanglantées, écoeuré par ce goût de fer dans la bouche et celui salé de ses larmes.

Viviane ne parvint pas à obtenir la vérité. Elle ne l’y poussa pas plus que ça, terrifiée d’entendre la vérité qu’elle soupçonnait au plus profond d’elle.

Dans l’obscurité, il pleura toutes les larmes de son corps, une fois que sa mère eut quitté sa chambre. “Maman…. Papa.... Papa…. Pourquoi ? ...

Les années qui suivirent, les habitants de ce quartier démuni n’avaient plus ce petit rayon de soleil pour leur rendre visite et illuminer quelques minutes de leur vie. C’est bien plus tard, à l’orée de ses 20 ans, que Valeryon revint près d’eux, mais cette fois-ci avec un autre objectif : rendre justice.







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